Le ndolé est initialement le nom d’une plante légumière dont est issu le plat portant le même nom. Ce repas typique peut être composé de viandes, de poissons ou de crevettes, ainsi que des feuilles de ndolé.

Le ndolé, une plante typique de la région Sud-Ouest

Avant d’être un plat, le ndolé est tout d’abord un arbuste dont le nom provient de la langue douala.

Cette plante, dont les feuilles sont amères, fait partie du groupe des Asteraceae, c’est-à-dire d’une famille de végétaux dont ce qui apparaît être une seule fleur est en réalité une inflorescence composé de plusieurs minuscules fleurs.

Le ndolé est une forme comestible du Vernonia, poussant endémiquement dans les zones à cheval entre le Cameroun (région Sud-Ouest) et le Nigéria.

Si ces vertus culinaires sont connues, elle est également dotée de sérieuses propriétés thérapeutiques, en particulier en cas de douleurs (maux de tête, douleurs menstruelles), mais aussi afin de lutter contre le paludisme et les parasites du tube digestif.

La plante étant gourmande en eau, la production de ses feuilles se déroulent généralement lors de la saison des pluies, et se focalisent sur les régions côtières à proximité de Douala qui en est la plus grande consommatrice.

Une préparation longue pour un plat populaire

Il ne suffit donc pas de prendre quelques feuilles de ndolé pour s’en faire une salade. Elles doivent subir un traitement particulier afin d’être intégré au plat dont elles portent le nom.

La première étape consiste à lui retirer son amertume naturelle afin de la rendre agréable au goût. On procède ainsi à l’ébullition des feuilles dans de l’eau dans laquelle on y aura introduit du sel gemme, aussi connu sous le nom de halite. Cette étape doit se renouveler à plusieurs reprises, la plupart du temps entre deux ou trois fois.

À partir de cette base, on y ajoute de la pâte d’arachides que l’on aura pris soin de préparer soi-même, des épices et ensuite la chair animale de son choix, qu’il s’agisse de viande, de crevettes ou de poisson fumée.

Il ne reste plus qu’à servir?!