Pour le secteur bâtiment, les années 2016 et 2017 ont été marquées par la relance. C’est en tout cas ce que révèlent les chiffres récents, et on peut affirmer que cette tendance va encore se poursuivre pour l’année 2018.

Le recrutement en hausse

Comme pour les autres secteurs, la reprise a incité les entreprises de BTP à renforcer leurs équipes avec de nouveaux talents. Les candidats de valeur sont ainsi très sollicités, ce qui va sûrement entraîner une révision de la politique de recrutement.

Les recruteurs sont obligés de procéder à une réévaluation salariale afin d’attirer les meilleurs profils, mais force est de constater qu’ils ont une préférence pour les CDD et les intérims. Bon nombre de candidats ne rechignent pas à s’engager dans cette voie, car plus de 70 % des chercheurs d’emplois ont pu bénéficier d’un CDI suite à un travail temporaire. En effet, les résultats d’une étude menée par un cabinet de recrutement spécialisé dans la construction montrent que trois quarts des employeurs ont décidé d’offrir un contrat à une ou plusieurs personnes ayant assuré des missions d’intérim ou ponctuelles chez eux cette année.

La relance du secteur profite également aux jeunes diplômés qui voient leurs salaires fixes revalorisés par les acteurs majeurs du secteur de la construction.  Néanmoins, les niveaux de rémunération demeurent plus élevés en région Ile-de-France par rapport à ceux offerts par les entreprises du BTP des autres régions. Pour les entreprises générales, la différence est de 15 % ; pour les travaux publics et génie civil, les grilles de rémunération sont 13 % plus élevées pour la région francilienne et  11 % pour la maîtrise d’œuvre et les VRD.

Face à une telle situation, les spécialistes du recrutement recommandent aux entreprises de mettre en place un processus d’embauche rapide et d’inclure des profils venant d’autres horizons dans la liste des candidats potentiels. Avec l’offre qui dépasse la demande, la révision du salaire à la hausse n’est pas suffisante pour susciter les intérêts des meilleurs talents.

Les jeunes talents recherchés dans le secteur de l’architecture

Le secteur de l’architecture est, pour sa part, soumis à une révolution à cause du processus BIM qui commence à se développer en France. La montée en puissance de cette technologie au fil des années contraint les recruteurs de privilégier les candidatures des jeunes talents formés à l’exploitation des maquettes numériques.

Ceux qui disposent de quelques années d’expérience sont très recherchés, notamment les BIM manager et les assistants chef de projets. Avec plus de 8 ans d’expérience, les premiers peuvent toucher jusqu’à 75 k€ par an. Les assistants dotés de plus de 3 ans d’expérience peuvent, de leur côté, recevoir jusqu’à 38 k€ par an. À noter toutefois que ces grilles de rémunérations sont appliquées dans la région Ile-de-France.

On va alors assister à une forte mobilité des salariés du BTP pour l’année 2018. Ceux-ci auront sûrement la possibilité de faire jouer la concurrence en optant pour des postes mieux payés. Les entreprises doivent ainsi motiver leurs employés avec des conditions de travail agréables et des rémunérations incitatives.