L’ethnie camerounaise Bamiléké constitue le principal groupe ethnique du Cameroun et la majorité de la population des zones à l’Ouest du pays.

Leur histoire, leur parcours migratoire en Afrique, et les succession de divisions puis de réunification au sein des Bamilékés.

 

De l’Egypte au Cameroun, une longue migration sur plusieurs siècles

Les Bamilékés, dont les origines remontent à l’Égypte, ont émigré de la Haute-Égypte au 9ème siècle et se sont établis dans la région de Tikar où ils sont arrivés au 12ème siècle (“Histoire et anthropologie du peuple bamiléké” de Dieudonné Toukam).

Aujourd’hui, la majorité des peuples de l’ethnie Bamiléké sont chrétiens.

Au 17ème siècle, afin de fuir une conversion forcée à l’Islam, ils ont migré plus au sud et à l’ouest. De plus, ils se sont également déplacés pour éviter de subir la traite transatlantique des esclaves.

Majoritaire à l’Ouest du Cameroun

Les Bamilékés sont les autochtones de trois régions du Cameroun, à savoir l’Ouest, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

 

Bien qu’une plus grande partie de ce peuple soit originaire de la région de l’Ouest, on estime que près de la moitié des Bamilékés viennent des régions anglophones, dont la majorité est de la région Nord-Ouest (123 groupes  Bamilékés dans cette région, contre 6 dans le Sud-Ouest et 106 dans la région Ouest).

La zone de Grassfields englobe donc l’ouest et le Nord-Ouest et une petite partie de la région Sud-Ouest du Cameroun.

La langue Bamiléké

Les Bamilékés parlent une langue semi-bantoue et sont apparentés aux peuples bantous selon certains chercheurs. D’autres préfèrent rattacher leur langue au groupe linguistique nigéro-congolaise.

Une origine commune avec le peuple Bamoun

Historiquement, les Bamoun et les Bamiléké étaient unis. Le fondateur de ce groupe (Nchare) était le frère cadet du fondateur de Bafoussam. Bamiléké est un groupe comprenant de nombreuses tribus. Dans ce groupe, il existe plusieurs disparités culturelles superficielles, notamment Dschang, Bafang, Bagangté, Mbouda et Bafoussam.

 

Lorsque les Bamilékés ont fui le Nord pour éviter les conversions et l’esclavagisme au 17ème siècle, Ils ont migré aussi loin au sud que la région Foumban.

Les conquérants sont venus jusqu’à Foumban pour essayer de leur imposer l’Islam.

Une guerre s’en est suivi avec une double conséquence: une partie de la population a poursuivi sa migration et d’autre sont restés sur place en se convertissant à l’Islam. Cela marque la division entre les Bamouns, musulmans, et les Bamilékés, chrétiens.

Ainsi l’ensemble Bamiléké/Bamoun représente, 24,5% de la population camerounaise.